Le rapport Une prise de conscience : comment restaurer l’abondance des océans canadiens, publié par Oceana Canada, a démontré que plusieurs populations de poissons ne sont toujours pas rétablies après une surpêche excessive; dans plusieurs cas, aucun plan de reconstitution n’a même été établi. Comment cela est-il possible? En fait, contrairement à plusieurs autres pays, le gouvernement canadien n’a aucune obligation à cet égard. La Loi sur les pêches canadienne doit être revue et modernisée afin de respecter les lois internationales à propos de la pêche, et s’aligner aux lois présentes dans d’autres pays où la pêche est pratiquée. 

La Loi sur les pêches n’a pas été revue afin d’en assurer la compatibilité avec l’Accord des Nations Unies sur les stocks de poissons; de plus, elle ne comprend pas d’exigence légale critique quant aux cibles et aux échéanciers pour la reconstitution des stocks et la prévention de la surpêche. Par exemple, aux États-Unis, la Magnuson-Stevens Act établit une procédure de gestion claire pour la reconstitution de stocks dépeuplés lorsqu’une surpêche a été identifiée.  

Objectif de la campagne

Soumettre la Loi sur les pêches à une réforme afin de mandater des plans de reconstitution pour les stocks de poissons dépeuplés; parallèlement, exiger que le ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne rende des comptes au Parlement, sur une base annuelle, à propos du statut des populations canadiennes de poissons.